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Tu te laisses prendre par la taille

Comme une fille d'amour

Et tu marches

Dans l'angle mort des paupières

Tu sais que la nuit t'accueille

Qu'elle s'ouvre

A ta langue fébrile

Si tu le veux elle suintera

Comme une pluie de lune en août

Tu laisses la nuit

Tinter dans ton verre

Un iceberg dans ta bouche

De retour aux origines

A l'aube première

Quand tu taillais un habit

A l'innocence

La tête truffée de désirs ivres

Tu te laisses fendre par la nuit

De part en part

La mort galope en croupe

Il est temps de lâcher les brides

Tu files ventre à terre

A l'heure où la ville s'éteint

Tu te reposeras dans la mer intérieure

D'une peau qui te révèle

Tu aimes ta nudité dans la nuit

Le goût du vent sur tes lèvres

Te voilà pareil à l'arbre

Qui déroule sa voilure

Et convoque le ciel